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au service des entrepreneurs du Gard (30)

Regards croisés sur l'engagement

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Toutes nos pensées vont vers Didier Audrin qui nous a quitté cette année ainsi qu’à tous ses proches. Tous ceux qui l’ont côtoyé dans le cadre de ses missions saluent son engagement sans faille au sein des instances économiques dans lesquelles il s’est impliqué de manière constante et dévouée durant de nombreuses années.

 

Regards croisés sur l'engagement

 

  • Didier AUDRIN, mandataire UPE30, Président de la Commission de recours de l'IDIRA (Instances Départementales d'Instruction des Recours Amiables) à l'URSSAF de Nîmes.
  • Pascal JACQUIN, mandataire UPE30, Vice-Président du Conseil d'Administration de la CPAM.

 

1/ Que signifie l'engagement pour vous ?

 

Didier Audrin (URSSAF) : Mettre l'ensemble de son savoir-faire au service des entreprises avec rigueur et persévérance ainsi qu'une volonté d'équité.

 

Pascal Jacquin (CPAM) : Mettre son temps, sa compétence de chef d'entreprise et son expérience de terrain au service des entreprises et de l'intérêt général de notre société. S'engager, c'est aussi participer à son échelle aux décisions qui mobilisent les fonds publics dans le respect des valeurs de solidarité communes.

 

2/ Quelle est votre principale mission dans l'exercice de votre mandat ? En quoi consiste-t-il ?

 

DA : D'une part, œuvrer au sein du Conseil d'Administration de l'URSSAF du Gard en tant qu'administrateur et défendeur des droits des entreprises qui cotisent et d'autre part, examiner les demandes de recours gracieux des entreprises et ce, en lien le Code du Travail et de la Sécurité Sociale.

 

PJ : Ma principale mission est de relayer les décisions et les directives qui sont prises par les organisations professionnelles au niveau national, destinées à veiller à l'optimisation des dépenses de santé, à encourager les mesures qui responsabilisent les prescripteurs et les assurés sociaux. En tant que mandataire de l'UPE30 à la CPAM, je suis également très impliqué au sein des Commissions telles que "recours à l'amiable", "pénalités" et "actions sanitaires et sociales".

 

3/ Quel est le déclic qui vous a donné envie de vous engager ?

 

DA : Il y a 25 ans, les contentieux prud'homaux ainsi que la lourdeur administrative auxquels je devais faire face au sein de mon entreprise m'ont incité à m'engager au sein du Conseil des Prud'hommes, des Commissions paritaires des ASSEDIC et de l'URSSAF avec la ferme volonté de pallier ces difficultés pour améliorer la vie au quotidien des entrepreneurs.

 

PJ : J'ai toujours eu une démarche participative au sein des instances paritaires comme le Conseil des prud'hommes et en tant qu' administrateur au sein d'organisme privé comme l'AG2R La Mondiale. Par conséquent, un engagement à la CPAM me paraissait incontournable compte tenu des enjeux financiers et sanitaires de cette mission de participation à l'effort de redressement de notre pays.

 

4/ Qu'est-ce que vous avez mobilisé chez vous pour réussir cet engagement ?

 

DA : Mon expérience du management et ma détermination de chef d'entreprise sont autant d'atouts pour apprendre et mettre à profit les règles régies par le droit du travail et le droit social.

 

PJ : Il m'a fallu améliorer et optimiser mon organisation personnelle pour libérer du temps pour ce nouvel engagement et développer les qualités d'écoute, d'échanges et de dialogue indispensables dans cette fonction.

 

5/ Qu'avez-vous appris ?

 

DA : La patience, l'écoute des autres, un regard plus humain au sein de mon entreprise.

 

PJ : Un meilleur dialogue avec les différents partenaires sociaux. Un regard neuf sur la qualité du travail effectué par le personnels de la CPAM pour le suivi et la gestion des dossiers et leur présentation aux commissions.

 

6/ Comment cet engagement a-t-il élargi votre vision du management et, plus généralement, quelles passerelles faites-vous entre votre mandat et votre champ professionnel ?

 

DA : J'ai pu développer des qualités personnelles qui m'ont permis d'apprendre à fédérer, de pouvoir mener des idées à termes, de les défendre face à des opinions controversés. L'ensemble de ces acquis m'a été utile. Ils ont servi de passerelle entre mon mandat et mon champ professionnel.

 

PJ : J'ai toujours privilégié le dialogue et le respect dans l'écoute et les échanges dans les rapports sociaux au sein de mes différentes entreprises, ce mode de fonctionnement n'a pas changé. Il s'est peut être même amélioré...

 

7/ Que changeriez-vous dans l'exercice de votre mandat si vous aviez une baguette magique ?

 

DA : Plus de réalisme économique dans les décisions, moins de démagogie.

 

PJ : Rêvons 1 minute : rétablir l'équilibre des comptes de retraite et de santé publique, améliorer la couverture des soins pour le plus grand nombre, annuler définitivement le dispositif « Pénibilité »... On ne meurt jamais d'une overdose de rêves !

 

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